Parole de Dieu, le mercredi de la 5e semaine du temps ordinaire, 12 février 2014

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Saint(s) du jour : Sts Martyrs d’Abitène – commémoraison – († 304)

Voir le commentaire ci-dessous, ou cliquer ici
Saint Raphaël Arnaiz Baron : « Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 50,12)

Premier livre des Rois 10,1-10.

La reine de Saba avait entendu parler de la renommée de Salomon. Elle vint donc pour le mettre à l’épreuve en lui proposant des énigmes. Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante : des chameaux chargés d’aromates et d’une énorme quantité d’or et de pierres précieuses. Quand elle fut parvenue auprès de Salomon, elle lui proposa les énigmes qu’elle avait préparées,
mais Salomon trouva réponse à tout et ne fut arrêté par aucune difficulté.
Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu’il avait construit,
les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l’habillement des serviteurs, les holocaustes qu’il offrait au temple du Seigneur,
elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi : « Ce que j’ai entendu dire dans mon pays sur toi et sur ta sagesse, c’était donc vrai !
Je ne voulais pas croire ce qu’on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais vraiment, on ne m’en avait pas appris la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence la renommée qui était venue jusqu’à moi.
Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse !
Béni soit le Seigneur ton Dieu, qui t’a montré sa bienveillance en te plaçant sur le trône d’Israël. Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours, il t’a établi roi pour exercer le droit et la justice. »
Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d’or, d’une grande quantité d’aromates et de pierres précieuses ; il n’est plus jamais venu une quantité d’aromates pareille à celle que la reine de Saba avait apportée au roi Salomon.

Psaume 37(36),5-6.30-31.39-40ac.

Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.

Les lèvres du juste redisent la sagesse
et sa bouche énonce le droit.
La loi de son Dieu est dans son cœur ;
il va, sans craindre les faux pas.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,14-23.

Jésus appela la foule et lui dit : ” Ecoutez-moi tous, et comprenez bien.
Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. »

Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parole énigmatique.
Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur.
Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Commentaire du jour :

Saint Raphaël Arnaiz Baron (1911-1938), moine trappiste espagnol
Écrits spirituels, 04/03/1938 (trad. Cerf 2008, p. 374)

« Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 50,12)

      Que les savants viennent, demandant où est Dieu. Dieu se trouve là où le savant, avec toute la science orgueilleuse, ne peut pas arriver. Dieu se trouve dans le cœur détaché, dans le silence de la prière, dans la souffrance comme sacrifice volontaire, dans le vide du monde et de ses créatures. Dieu est dans la croix et, tant que nous n’aimerons pas la croix, nous ne le verrons pas, nous ne le sentirons pas. Taisez-vous, les hommes, qui n’arrêtez pas de faire du bruit !

      Ah, Seigneur, qu’est-ce que je suis heureux dans ma retraite ! Comme je t’aime, dans ma solitude ! Comme je voudrais t’offrir ce que je n’ai plus, car j’ai tout donné ! Demande-moi, Seigneur. Mais que puis-je te donner ? Mon corps, tu l’as déjà, il est à toi ; mon âme, Seigneur, vers quoi soupire-t-elle, si ce n’est vers toi, pour qu’à la fin tu finisses par la prendre ? Mon cœur est aux pieds de Marie, pleurant d’amour, et sans plus rien vouloir que toi.

      Ma volonté : par hasard, Seigneur, je désire ce que tu ne désires pas ? Dis-le-moi ; dis-moi, Seigneur, quelle est ta volonté et je mettrai la mienne à  l’unisson. J’aime tout ce que tu m’envoies et me donnes, aussi bien la santé que la maladie, aussi bien être ici qu’être là, aussi bien être une chose qu’une autre ; ma vie, prends-la, Seigneur, quand tu voudras. Comment ne pas être heureux ainsi ? Si le monde et les hommes savaient. Mais ils ne sauront pas, ils sont très occupés avec leurs intérêts, ils ont le cœur très plein de choses qui ne sont pas Dieu.

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